Samedi 8 avril 2017 – A l'occasion d'une journée de travail au hangar, le Pou du ciel a été mis en croix. Un travail de précision pour un fort beau résultat.

Lundi 13 mars 2017 – S’il fallait donner une définition de ce qu’est une « sortie de grange » - vous savez, cette sorte de Graal, ce moment rare pour tout collectionneur de moto, de voiture ou d’avion ancien, où la porte de la grange s’ouvre et où l’objet jusque-là rêvé et fantasmé retrouve la lumière et un monde totalement changé depuis qu’il avait été mis en stockage, ce serait bien celle-ci : prenez une belle journée ensoleillée de printemps, une petite équipe de quatre passionnés, une remorque planeur de belles dimensions aimablement prêtée par le club de vol à voile voisin, et faites route dans une belle campagne vallonnée vers un petit village de Lorraine. Vous y serez accueilli par Bernard, aviateur de son état s’il en est au vu des machines qu’il a construites, restaurées, pilote et entretient, qui vous présentera alors ce Pou du ciel qu’il souhaite céder à une association susceptible de le préserver et de le valoriser.

Un authentique, des toutes premières années de cette formidable vague de construction ayant suivi la publication du livre d’Henri Mignet, et demeuré dans un état de conservation incroyable. Bernard vous donnera alors toutes les informations dont il dispose : une construction vers 1935 du côté de Pont-à-Mousson, quelques vols semble-t-il sur le plateau de Malzéville puis un long stockage en attendant de nouveaux jours.

 

 

On chargera ensuite le Pou dans la remorque, aux dimensions tout juste suffisantes (ah – ces ailes d’antan avec leurs cordes respectables !), et après l’indispensable discutage de coup autour d’un verre de Gewurztraminer bien frais, on signera l’acte de cession, mais attention, pas l’un de ces fades formulaires officiels, non, un véritable acte calligraphié à l’ancienne comme il se doit, pour ensuite prendre presque à regret la route du retour sur l’aéroport d’Entzheim.

Au-delà de l’expédition pour rechercher la machine en vue de sa mise en valeur, c’est bien sûr pour la rencontre aussi qu’on aime ces moments rares où l’on est un peu hors du temps, hors des contingences. On se reverra, bien sûr, à Lunéville ou à Strasbourg, mais cet instant suspendu de la sortie de grange restera dans les mémoires d’une façon bien particulière.

Bernard à gauche et l'équipe des Ailes (Eric à la photo)

Que Bernard et son fils Alban soient ici chaleureusement remerciés pour la confiance qu’ils témoignent à notre association et la gentillesse de l’accueil qui nous a été réservé.